Les murets témoignent depuis des siècles du passage de personnes en fuite, à la recherche de sécurité et d’espace vital. Certains se sont installés de part et d’autre de ces murets, y ont construit des maisons simples et cultivé des champs. Peut-être y trouvaient-ils un bon abri, ou étaient-ils simplement trop fatigués pour poursuivre leur marche ; quoi qu’il en soit, ils y ont trouvé refuge.
Aujourd’hui, les traces de leur présence sont envahies par le bois : il ne reste que quelques fragments de murs émergeant du sol, qui continue lentement de se refermer sur eux.C’est à cette histoire du lieu que mon travail se réfère — à l’histoire inscrite dans les strates du terrain et leurs infiltrations — tout en nous rappelant la condition fragile et éphémère de l’homme et de ses œuvres.




























